Qui suis-je ?

Après 11 ans d’entrepreneuriat à Paris, à la croisée du secteur des startups et des services à la personne, j’ai créé un service de gardiennage de chats à domicile : ChaPacha.

Nous proposions un service complet et de haute qualité : soins aux chats, entretien de l’appartement, arrosage des plantes, relève du courrier… Une prestation fondée sur la confiance, avec une trentaine de catsitters engagés à mes côtés.

En 2018, je me suis installée en Normandie, sur les dernières années de cette aventure entrepreneuriale.

Le tournant

Puis le premier confinement est arrivé.

Très vite, j’ai décidé de mettre fin à cette activité. Le contexte sanitaire rebattait profondément les cartes d’un service à domicile (hygiène, virus), mais au-delà de cela, quelque chose en moi appelait un changement.

Je venais de devenir maman pour la première fois.
J’avais déjà traversé trois burnouts dans l’entreprise que j’avais moi-même créée.
Il était temps de m’offrir une période de « rien ».

Quelques mois avant le confinement, je m’étais inscrite à une formation d’enseignante de Kundalini Yoga — une pratique que je suivais déjà depuis huit ans. Je l’avais découverte au tout début de mon aventure entrepreneuriale, et elle m’avait aidée à traverser l’intensité émotionnelle de cette vie… ce véritable roller coaster intérieur.

Lorsque l’entreprise a fermé, un espace immense s’est ouvert devant moi.
Je m’y suis plongée pleinement.

Une année de transformation

Ce fut l’année la plus transformatrice de ma vie.

Les pratiques étaient profondément émotionnelles.
J’ai déconstruit énormément, en très peu de temps — presque autant qu’en dix ans de psychanalyse, mais cette fois par le corps.

Chaque matin, je me levais avant toute la famille pour pratiquer avec assiduité :

  • Kundalini Yoga traditionnel

  • écriture intuitive

  • art-thérapie

  • danse somatique

Je ne travaillais plus économiquement — c’était un choix conscient — mais je faisais enfin face à ce à quoi je n’avais jamais laissé de place auparavant.

Cette exploration s’est poursuivie l’année suivante avec la formation « Accompagner en non-dualité » auprès de Kamala Phonphibsvads.

Cette approche m’a permis de comprendre plus finement les mécanismes de l’ego, d’approfondir l’accueil de l’autre comme soi-même, et de cultiver l’art de la présence. Elle a profondément transformé ma posture d’accompagnante : la justesse de la distance, l’implication, l’écoute.

Cette formation est devenue l’un des fondements de mon accompagnement en cabinet, en lien étroit avec l’approche corporelle et la pratique du yoga.

La colère, les émotions… et moi

Les émotions et moi, cela a toujours été intense.

La colère surtout.
Une colère profonde, ancienne, souvent liée au sentiment d’injustice. Une colère que j’ai longtemps contenue, parfois retournée contre moi, parfois laissée exploser, souvent mal comprise.

Devenir mère a été un véritable cataclysme émotionnel. Un ascenseur à sensations fortes.
Tout ce que je pensais avoir “réglé” est remonté à la surface. La fatigue, la responsabilité, l’amour immense, la vulnérabilité… et avec eux, des vagues de colère inattendues.

Je ne voulais surtout pas reproduire les schémas familiaux que j’avais reçus.
Et pourtant, dans les moments de tension, je sentais combien certaines réactions étaient profondément inscrites en moi.

Alors j’ai fait un choix.
Un vrai choix.

Celui d’aller regarder en face ce qui se jouait.
D’explorer les neurosciences affectives, de comprendre le fonctionnement du cerveau émotionnel, des systèmes d’attachement, des mécanismes de stress.
De comprendre que la colère n’est pas un défaut, mais une énergie de protection.
Que l’injustice touche à un besoin fondamental de respect et de sécurité.
Que nos réactions sont souvent des héritages.

Devenir mère m’a confrontée à une évidence : désormais, il ne s’agissait plus seulement de moi.
Il s’agissait des traces que j’allais laisser sur mes enfants.
De la qualité de présence que j’allais leur offrir.
De la façon dont j’allais les accompagner dans leurs propres tempêtes émotionnelles — que je ne pourrai jamais leur éviter.

J’ai compris que l’apprentissage fondamental n’est ni lire, ni écrire, ni compter.
Le premier apprentissage, c’est savoir reconnaître, traverser et réguler ses émotions.

C’est pourquoi, encore aujourd’hui, je fais le choix de travailler à mi-temps.
Pour être présente chaque fin de journée.
Pour accueillir leurs colères, leurs frustrations, leurs débordements.
Pour les aider à mettre des mots, à respirer, à sentir ce qui se passe en eux.

Ce chemin m’a aussi transformée en tant que fille.
En explorant ma propre histoire, j’ai peu à peu cessé d’accuser pour commencer à comprendre.
Comprendre que mes parents ont fait avec leurs propres blessures, leurs propres héritages.

Le pardon n’a pas été un effacement.
Il a été un apaisement.

Un apaisement des filiations.
Un adoucissement du transgénérationnel.
Une manière de dire : “Je prends la responsabilité de transformer ce qui m’a été transmis.”

C’est pour cela que j’accompagne aujourd’hui la colère.
Parce que je la connais.
Je l’ai traversée, sillonnée, observée.
Je sais qu’elle peut détruire.
Mais je sais surtout qu’elle peut devenir une force immense de transformation.

La naissance du cabinet

Pendant cinq années, je me suis levée chaque matin avant la maisonnée pour pratiquer, observer, déconstruire mes schémas et transformer mes fonctionnements.

Puis un jour, l’élan est venu naturellement : accompagner à mon tour.

J’ai ouvert mon cabinet à Bernay, ainsi qu’en visio.
Ma pratique personnelle matinale continue toujours. Elle s’enrichit aujourd’hui d’approches croisées, au service de celles et ceux que j’accompagne.

En parallèle du cabinet, je continue de transmettre le yoga à Bernay.

Le cabinet

Découvrez mon cabinet, un espace dédié à l'équilibre intérieur, et au relâchement de ce qui pèse (souvent sur les trapèzes!).

Adresse

1, Ruelle des Prés

27300 Bernay

Horaires et rdv immédiat (1ère séance test, offerte)